Tout savoir sur le scan 3D

Scan laser 3D professionnel d'un navire


Le scan 3D est aujourd’hui un outil central pour comprendre, analyser et documenter le bâti existant pour tous les secteurs professionnels. Utilisé aussi bien dans le bâtiment que dans l’industrie ou le patrimoine, il permet de capturer et retransmettre en 3D, la réalité d’un site, ou d’un ouvrage, avec un niveau de précision généralement compris entre 20 à 2 mm.

À partir de ces données, les professionnels disposent d’une base fiable pour concevoir, rénover, modifier, simuler ou contrôler des environnements variables et complexes. Cet article a pour objectif d’expliquer ce qu’est réellement le scan 3D, comment il est utilisé sur le terrain et comment il apporte une réelle valeur ajoutée.

Sommaire :

Le scan 3D : principes et fonctionnement du relevé 3D

Une mesure de distance par balayage laser

Le scan 3D repose sur l’utilisation de scanners laser capables de mesurer des millions de points dans l’espace. Chaque point correspond à une mesure précise de distance entre le scanner et une surface réfléchissant l’émission laser. L’ensemble de ces points constitue un nuage de points, représentation fidèle et mesurable de l’existant. Le scan 3D permet ainsi de capturer la géométrie quasi-complète et réelle d’un bâtiment, d’un site industriel ou d’un ouvrage, lors de la prise de mesure.

Des données dense et riche d’informations

Contrairement aux relevés manuels, le relevé 3D par scanner laser enregistre l’intégralité de l’environnement visible depuis les positions de scan. Cette approche globale permet de revenir sur les données après coup, de vérifier des dimensions ou d’extraire de nouvelles informations sans avoir à retourner sur site. Le scan 3D devient alors une base de données spatiale exploitable tout au long du cycle de vie d’un projet.

Il offre également une visite virtuelle à l’instant T du site, archivant ainsi le bâtiment dans le temps.

Les secteurs professionnels concernés par le scan 3D

Le scan 3D est largement utilisé dans le secteur du bâtiment, notamment pour les projets de rénovation, de réhabilitation ou de restructuration. Lorsque les plans existants sont absents ou obsolètes, le relevé 3D permet de repartir d’une base fiable pour produire des plans 2D, des coupes, des élévations ou des maquettes numériques 3D. Architectes, bureaux d’études et maîtres d’ouvrage s’appuient sur ces données pour sécuriser les études et limiter les erreurs en phase chantier.

Pour l'industrie

Dans l’industrie, le scan 3D est employé pour documenter des installations complexes, analyser des contraintes d’encombrement ou préparer l’implantation de nouveaux équipements. Il est également utilisé pour produire de la rétroconception de machines ou de véhicules.

Les captations 3D offre également des possibilités en termes de calcul de stocks pour l’industrie d’extraction minière.

Elles permettent également la simulation de passage pour l’industrie des transports et celle des réseaux.

Pour le patrimoine

Il est également utilisé dans le domaine du patrimoine pour conserver une trace précise d’ouvrages existants, ou encore dans les infrastructures et les ouvrages d’art.

Pour le retail

Dans le retail, le scan 3D offre la possibilité de simuler l’implantation et la distribution des allées, gérer les flux de personnes, projeter l’organisation générale des magasins.

Pour les secteurs du risque et de la sécurité

Elles offrent des possibilités en calcul de déformation et le constat de sinistre dans le secteur des assurances.

Elles figent des scènes de crime et d’accident pour reconstitution dans le secteur de la sécurité.

Pour le cinéma et le jeux videos

Elles permettent la projection et la planification des décors et des scènes se déroulant en décor naturel dans l’industrie du cinéma. Récréer des scènes de jeux vidéos à partir d'un existant bien réel et ,du coup, photoréaliste.

Dans tous ces secteurs et bien d’autres, le scan 3D permet de mieux comprendre l’existant avant d’intervenir.

Exploiter un nuage de points : de la donnée brute aux usages métiers

De nombreux et multiples livrables pour de multiples usages

Le nuage de points issu d’un scan 3D constitue une donnée brute extrêmement riche, mais il nécessite un travail d’exploitation pour devenir réellement utile. À partir de ce nuage de points, il est possible de produire différents livrables adaptés aux besoins métiers : visites virtuelles (type street view), plans 2D, coupes, élévations, plans 3D, modèles 3D ou maquettes BIM (maquette 3D enrichies d’informations métiers). Ces livrables servent ensuite de support à la conception, à la coordination ou à la prise de décision.

De quoi multiplier la productivité des logiciels de DAO/BIM existants

L’intérêt du scan 3D réside également dans sa capacité à s’intégrer aux outils numériques existants. Les nuages de points peuvent être importés dans des logiciels de CAO, de DAO ou de BIM, permettant aux équipes de travailler directement sur une représentation fidèle de la réalité. Le relevé 3D devient alors un lien entre le terrain et les outils numériques, facilitant la collaboration entre les différents acteurs d’un projet.

FAQ – Questions fréquentes autour du scan 3D et du relevé 3D

Combien coûte un scan 3D ?

Le prix varie selon la surface, la précision, et la technologie utilisée (scanner laser statique ou dynamique, photogrammétrie, topographie complémentaire, etc). Pour des bâtiments de taille moyenne, il se situe généralement entre 1500 et 10000 € HT.

Quelle précision peut-on attendre d’un relevé 3D par scanner laser ?

La précision dépend du matériel utilisé, des conditions de prise de vue et de la méthodologie de scan. Les scanners mobiles, capables de relever de très grandes surfaces en peu de temps, permettent généralement des précisions entre 1 à 3 cm. Un relevé 3D par scanner laser fixe, lui, permet d’atteindre des précisions de l’ordre de quelques millimètres.

Fonctions du besoin, ces précisions répondent aux conditions pour les projets de bâtiment, d’industrie ou d’infrastructure.

Quels sont les formats de fichiers couramment utilisés pour les nuages de points ?

Les nuages de points sont généralement fournis dans des formats standards tels que RCP, LAS, PTX, E57 ou XYZ. Ces formats sont compatibles avec la majorité des logiciels de traitement de nuages de points, de CAO et de BIM.

Quels logiciels peuvent exploiter et travailler avec des nuages de points issus d’un scan 3D ?

Les nuages de points issus d’un scan 3D peuvent être exploités dans de nombreux logiciels professionnels de CAO, DAO et BIM. Parmi les plus utilisés, on retrouve AutoCAD, Revit, Archicad, MicroStation, ainsi que des logiciels spécialisés comme Leica Cyclone, CloudCompare ou Recap. Ces outils permettent de visualiser, mesurer, extraire des coupes, générer des plans 2D ou encore modéliser une maquette 3D à partir des données relevées.

Le choix du logiciel dépend du type de projet et du livrable attendu. Dans un contexte BIM, les nuages de points sont généralement importés dans des environnements de modélisation comme Revit ou Archicad. Pour des contrôles industriels ou des analyses spécifiques, des solutions dédiées au traitement de nuages de points sont privilégiées. L’essentiel est que les données soient fournies dans des formats standards compatibles avec les outils métiers des équipes projet.

Quelle est la différence entre scan 3D et relevé traditionnel ?

Le relevé traditionnel repose sur des mesures ponctuelles réalisées manuellement, souvent à partir d’un nombre limité de points. Le scan 3D, lui, capture l’intégralité de l’environnement visible, avec une densité de mesure très élevée. Cela permet de vérifier des dimensions a posteriori, sans retourner sur site, et de réduire fortement les risques d’erreur ou d’oubli.

Dans quels cas le scan 3D est-il le plus pertinent ?

Le scan 3D est particulièrement pertinent lorsque les plans existants sont absents, incomplets ou peu fiables. Il est également recommandé pour les environnements complexes, encombrés ou difficiles d’accès, ainsi que pour les projets de rénovation, de réhabilitation ou de modification d’ouvrages existants.

Le scan 3D offre également la possibilité de ne pas revenir sur zone après scan et est très pertinent pour virtualiser une scène située a distance de l’utilisateur.

Le scan 3D fonctionne-t-il en intérieur et en extérieur ?

Oui, le scan 3D peut être réalisé aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Les scanners laser sont conçus pour s’adapter à différents contextes, qu’il s’agisse de bâtiments, de sites industriels ou d’infrastructures. En extérieur, certaines contraintes comme la météo (les scanners n’aiment pas l’eau) ou la portée doivent être prises en compte dans la méthodologie de relevé.

Peut-on extraire des plans 2D à partir d’un scan 3D ?

Oui, l’un des principaux usages du scan 3D est la production de plans 2D fiables. À partir du nuage de points, il est possible de générer des plans par digitalisation (un technicien redessine en s’appuyant sur le nuage de points), coupes et élévations correspondant exactement à l’état réel du site au moment du relevé. Ces documents servent ensuite de base aux études et à la conception.

Le scan 3D est-il compatible avec le BIM ?

Le scan 3D est pleinement compatible avec les démarches BIM. Les nuages de points peuvent être intégrés dans des logiciels BIM afin de servir de référence ou de comparatif pour la modélisation. Le relevé 3D permet ainsi d’ancrer la maquette numérique dans une réalité mesurée, réduisant les écarts entre conception et existant.

Quelle est la différence entre scan 3D et photogrammétrie ?

Le scan 3D par laser repose sur des mesures directes de distance, tandis que la photogrammétrie utilise des photographies pour reconstituer un modèle 3D. Les deux techniques peuvent être complémentaires, mais le scan 3D est généralement privilégié lorsque la précision géométrique est un critère déterminant ou lorsque l’absence de conditions lumineuses favorables ne permet pas la photogrammétrie.

Le scan 3D permet-il de mesurer des déformations ou des écarts ?

Oui, le scan 3D permet d’analyser des déformations, des écarts ou des non-conformités en comparant les données relevées à un modèle théorique ou à un état antérieur. Cette capacité est particulièrement utile dans les projets de contrôle, de suivi ou de diagnostic d’ouvrages.

Les données issues d’un scan 3D sont-elles exploitables sur le long terme ?

Les nuages de points constituent une base de données durable, exploitable tant que les formats sont conservés. Ils peuvent être réutilisés pour de nouveaux projets, des études complémentaires ou des comparaisons dans le temps, sans avoir à réaliser un nouveau relevé.

Le relevé 3D est-il intrusif pour les bâtiments existants ?

Non, le scan 3D est une méthode de relevé non destructive et non intrusive. Il ne nécessite aucun contact avec les surfaces et n’altère pas les ouvrages existants. Cela en fait une solution particulièrement adaptée aux bâtiments occupés en fonctionnement ou aux sites sensibles.

Peut-on réutiliser un nuage de points pour plusieurs projets ?

Oui, un même nuage de points peut servir à plusieurs usages : production de plans, modélisation BIM, études de faisabilité ou analyses spécifiques. Tant que l’existant n’a pas évolué, la donnée peut être réutilisée sans nouvelle intervention sur site.

Pourquoi faire confiance à Axxess Data ?

Axxess Data c’est plus de 10 d’expérience dans le relevé 3D et l’analyse 3D aussi bien terrestre qu’aérien. Nos équipes sont en mesures de fournir tout types de résultats issues de la mesure 3D, pour une utilisation vers tout logiciel compatibles avec des rendu issues de scan 3D (nuage de points, plans 2D, maquettes 3D, analyses 3D, etc) . Axxess Data c’est une équipe d’ingénieurs et de techniciens expérimentés aussi bien en terrain qu’en post traitement pour garantir des relevés, et productions, contrôlées et de qualité.

Si vous souhaitez en savoir plus vous pouvez consulter nos prestations ainsi que quelques exemples de réalisations.

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